En 2022, 88% de nos médiations ont abouti sur un accord qui a mis fin au litige

Extrait de l’article médiation consommation DIMAG, le magazine du diagnostic du bâti.

Trois questions à Ludovic Leplat, administrateur au sein de Medimmoconso (médiateur à la consommation).

Que risque un professionnel qui n’a pas désigné un médiateur à la consommation ?

Tous les professionnels ont l’obligation de signer une convention avec un médiateur agréé par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (CECMC). Le nom du médiateur de la consommation doit ensuite être inscrit sur les sites web, les conditions générales de vente… En cas de non- respect de cette obligation qui est encore mal connue, les professionnels risquent entre 3 000 et 15 000 euros d’amende. De nombreux diagnostiqueurs nous contactent, parfois après un contrôle de la DGCCRF.


Quelles situations rencontrez-vous lors de médiations entre des diagnostiqueurs et leurs clients ?

Nous sommes spécialisés dans l’immobilier et la construction, nos adhérents sont diagnostiqueurs, promoteurs, agents immobiliers… Nos saisines ont plus que doublé en deux ans. Côté diagnostic immobilier, il peut être question d’une surface habitable qui pose problème, des tôles amiantées ou des champignons qui n’ont pas été vus, d’un client qui estime qu’il y a eu un manque de conseil… Les saisines concernent encore rarement le DPE, nous nous attendons à en avoir davantage. Nous remarquons parfois que la médiation de la consommation permet au consommateur de mieux comprendre un rapport de diagnostic au vu de leur complexité.

Comment se passe une médiation ?

Nous ne pouvons être saisis que par les consommateurs. Nous vérifions d’abord la recevabilité : parmi les règles applicables, le professionnel doit être adhérent au médiateur saisi et le consommateur doit avoir adressé au professionnel un courrier qui ne doit pas dater de plus d’un an. Notre rôle est de mettre un cadre pour que les deux parties puissent s’exprimer. Nous organisons un rendez-vous avec chacune d’entre elles pour préparer une rencontre commune. Le professionnel est libre d’accepter la médiation ou non, mais il faut savoir que cet outil est très efficace : le pourcentage de réussite (accord trouvé qui met fin au litige) varie entre 60% et près de 90%. Il a été de 88% pour Medimmoconso en 2022. Par ailleurs, même en cas de victoire devant la justice, les procédures prennent du temps et coûtent cher… Enfin, la réglementation prévoit de plus en plus une obligation de se tourner vers des tentatives de résolution amiable des litiges. S’il n’y a pas eu de médiation au préalable, les ordonnances d’injonction à la médiation judiciaire (et payantes) rendues par les tribunaux sont de plus en plus courantes.

Article dans le journal « L’agence » de mars 2023

L’insatisfaction clients représente un coût économique lourd pour les professionnels de l’immobilier et du bâtiment, mais également une belle occasion d’amélioration. La médiation de la consommation vous permet de communiquer avec vos clients mécontent, de résoudre un différend et de révéler les points de perfectionnement de votre produit ou service. 

Professionnels de l’immobilier et du bâtiment, conformément aux articles L.616-1 et R.616-1 du code de la consommation, vous devez communiquer au consommateur les coordonnées du ou des médiateurs compétents dont vous relevez. Vous êtes également tenu de fournir cette même information, dès lors qu’un litige n’a pas pu être réglé dans le cadre d’une réclamation préalable directement introduite auprès de vos services.

Le nom et les coordonnées du ou des médiateurs de la consommation dont vous relevez doivent être inscrits de manière visible et lisible :

  • sur votre site internet, si vous disposez d’un tel support,
  • sur vos conditions générales de vente ou de service,
  • sur vos bons de commande,
  • par tout autre moyen approprié, en l’absence de tels supports.

Vous devez également mentionner l’adresse du site internet du ou de ces médiateurs, afin de permettre un accès aisé du consommateur au dispositif de médiation de ce ou ces derniers.

Enfin, lors de la conclusion d’un contrat écrit, vous devez informer le consommateur de la possibilité de saisir, en cas de litige, le médiateur de la consommation que vous avez désigné. Information https://medimmoconso.fr/

Le Journal de l’Agence communique sur la médiation de la consommation

COMMUNIQUÉ SUR LES OBLIGATIONS DES PROFESSIONNELS EN MATIERE DE MÉDIATION DE LA CONSOMMATION

Le 22 janvier 2020, MEDIMMOCONSO était présent à DUNKERQUE à la demande des conseillers RIVALIS NORD-PAS-DE-CALAIS pour une présentation de la médiation de la consommation et une précision sur son dispositif encadré par le Code de la consommation.

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Quizz – Tester ses connaissances sur la médiation de la consommation

Chaque professionnel doit avoir choisi un médiateur. Le professionnel a l’obligation de vous communiquer les coordonnées du ou des médiateurs compétents dont il relève sur ses documents commerciaux ( devis, factures, conditions générales de vente…) ou sur son site internet. Vous connaîtrez ainsi le nom du médiateur compétent qui vous aidera à résoudre votre litige.

Medimmoconso dans le journal de l’Agence du mois de septembre 2018

Retrouver dans le journal de l’Agence du mois de septembre 2018, un article sur la Médiation de la consommation et une interview de la présidente de Medimmoconso, Anne Laruelle

Dans le journal de l'Agence

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